Terre de … 1. Wolfgang Langhoff, Les Soldats du Marais. Vous avez . vierfach ist umzäunt die Burg. De strophe en strophe, le refrain s’intensifiait et, à la dernière strophe les SS, qui étaient là avec leur commandant, chantaient, en harmonie avec nous, parce qu’ils se sentaient manifestement interpellés eux aussi comme « soldats du marais ». O terre de détresse ! Rudi Goguel, dans Inge Lammel, Günter Hofmeyer (dir. Après la guerre, il rentre à Berlin Est en 1945. Esser prend prend sa retraite en1960e et continue à publier des poèmes dans les journaux. weil wir hier gefangen sind. Dans les jours qui suivent, certains d’entre eux commandent même à Goguel et Langhoff une copie de la partition afin de l’envoyer à leur famille. Loin dans l’infini s’étendentDe grands prés marécageuxPas un seul oiseau ne chanteSur les arbres secs et creux, Refrain :Ô Terre de détresseOù nous devons sans cessePiocher, piocher, 2. La mort pour celui qui fuit. De cette époque date l’adaptation anonyme intitulée Le Chant des Marais, qui ne comporte que les quatre couplets choisis par Eisler. À ces occasions, certains Lagerlieder résonnent comme des hymnes célébrant la fin de l’oppression nazie et constituent progressivement un répertoire qui sera désormais lié aux réunions d’anciens déportés ou aux événements de commémoration. Le premier a lieu en 1935 en Union Soviétique. REFRAIN O, terre de détresse Où nous devons sans cesse Piocher. Pour Langhoff – qui évoque neuf cents détenus –, le spectacle en lui-même est une victoire, celle de la résistance spirituelle au processus de déshumanisation : Les SS étaient, pour ainsi dire, nos invités. Wohin auch das Auge blicket,Moor und Heide nur ringsum.Vogelsang uns nicht erquicket,Eichen stehen kahl und krumm. La violence de la répression SS conforte Langhoff et certains co-détenus dans la volonté d’organiser des événements fédérateurs le dimanche. Le Directeur Konzentrazani fait alors son entrée, fouet à la main, un tube en carton en guise de chapeau, l’habit couvert de décorations faites avec des morceaux de bois et des rondelles de caoutchouc. Ce n’était pas simple car certains prisonniers, chargés des travaux de peinture du bâtiment, y travaillaient en sifflant et chantant [sous la contrainte des SS] du matin au soir. Börgermoor est en 1933 un camp de « détention préventive » (Schutzhaftslager). Origines : Ce chant trouve ses origines dans le camp de concentration de Börgermoor en Allemagne durant la seconde guerre mondiale Index des chants Armée d'Afrique Son alternance des modes mineur et majeur est, de plus, un élément commun à de nombreuses musiques de tradition orale et le chant fait preuve d’une surprenante adaptabilité à des répertoires traditionnels très diversifiés. Pi de la Serra et Pere Camps, ¡No pasarán! En France toujours, l’air est proposé par Josée Contreras lors d’une réunion du Mouvement de Libération des Femmes (MLF), visant à enrichir son répertoire militant. Très largement diffusé dans tous les milieux de résistance au nazisme, le chant devient dès lors un symbole puissant de la lutte antinazie. Album. Libéré en 1934, il entre dans la résistance clandestine communiste. Le "chant des marais" ou "chant des déportés" est un chant composé en 1933 par des prisonniers du camp de concentration allemand de Börgermoor. Voici le récit que fera Goguel de la représentation mise en scène : Nous chantions, et dès la deuxième strophe, les quelque mille prisonniers commencèrent à fredonner le refrain avec nous. ), Lieder aus den faschistischen Konzentrationslagern, Leipzig, Friedrich Hofmeister, 1962. Tandis que les détenus quittent progressivement les camps, de nombreuses fêtes d’adieu sont organisées. Mais un jour dans notre vie, Il est enregistré à de nombreuses reprises, notamment par les ensembles musicaux officiels. NW1 7NE quelques déportés libérés à l’issue de leur condamnation, choisirent de s’exiler et le firent connaître en Angleterre ; c’est là qu’en 1936, le compositeur Hanns Eisler, collaborateur musical de Bertolt Brecht, en fit une adaptation pour le chanteur Ernst Busch. Ô terre de détresse Rudolf Oskar Goguel, né le 21 avril 1908 à Strasbourg. Dann zieh’n die Moorsoldaten          nicht mehr mit dem Spaten          ins Moor! Quiz instructions Créé par History4. En 1933, il est enfermé par les nazis pour trahison au camp de Börgermoor. Wohin auch das Auge blickt. La simplicité de la mélodie, notamment du refrain entraînant et facilement mémorisable, favorise la popularité du chant dans le contexte de retour à la musique folk. Le chant des marais Loin vers l’infini s’étendent Des grands près marécageux. La prise des camps par les Alliés sonne la Libération, attendue pour certains depuis plus de dix ans. Titre. Ce quiz a été mis en pause. Après la guerre, Goguel milite pour le Parti communiste en Allemagne du sud. Les plus beaux chants scouts, 1932-1953, prod. wo wir fern von jeder Freude Pour toutes ces raisons, le chant est tout d’abord ignoré en Allemagne de l’Ouest, sans pour autant être interdit. À propos de la composition du chant, Goguel témoignera : On me fit donc clandestinement entrer à l’infirmerie pour que je puisse y coucher ma mélodie sur du papier. Eisler la considère d’emblée comme « l’une des plus belles chansons révolutionnaires du mouvement international des travailleurs. Il meurt le 6 octobre 1976 à l’âge de 68 ans. Membre du syndicat et du Parti communiste, il commence à écrire des poèmes et des récits sur le monde du travail. Au bout de trois jours la musique était composée, et les voix séparées furent retranscrites sur papier. Tout autour, des emplacements sont délimités pour les occupants de chaque baraque. » À partir de la version qu’on lui a chantée, Eisler réalise un arrangement du Börgermoorlied dans la veine des Kampflieder qui lui sont chers. All Right Reserved. L’idée de la composition d’une chanson, qui ferait office d’« hymne » du camp, voit ainsi le jour. Mais, au gré des transferts vers d’autres camps, des libérations d’internés allemands il se répandit dans tout le monde concentrationnaire. Selon une coutume militaire, les SA, puis les SS, exigeaient que les détenus chantent : sur le chemin conduisant le camp au marais qu'ils devaient assécher, en pelletant, lors des appels. Celui-ci rejoignit en 1937 les Brigades internationales en Espagne, de sorte que le Moorsoldatenlied, chanté par les volontaires allemands des Brigades, acquit rapidement une grande notoriété. La version originale de Rudi Goguel connaîtra donc essentiellement une circulation concentrationnaire. ), Jiddische Lieder gegen die Nazis: Kommentierte Liedertexte mit Noten, Bonn, Wehle, 1996. Thomas Geve, Survivant d’Auschwitz, trad. Ô terre de détresse 126 Albert Street Moor und Heide nur ringsum. Langhoff est présenté à Johann Esser, mineur dans la Ruhr et militant du parti communiste allemand (KPD), auteur de poésies publiées dans le journal local Ruhr-Echo, l’un des organes du parti. Bruit des pas et bruit des armesSentinelles jours et nuitsEt du sang, des cris, des larmesLa mort pour celui qui fuit, 4. Il prend la direction du Deutsches Theater à Berlin de 1946 à 1963. tandis que le chant il se répandait en Allemagne, d’un camp de concentration à l’autre, A la fin de sa peine, le 27 septembre 1944, il est à nouveau déporté au camp de Neuengamme. Busch effectue un dernier enregistrement à Paris en 1939. Il réunit seize choristes, issus majoritairement d’un chœur ouvrier de Solingen, et organise des répétitions clandestines quotidiennes dans la baraque 8 après le travail. On ne pouvait rêver plus beau lieu, l’Hôtel de Soubise dépendant aujourd’hui des Archives nationales, pour faire entendre, en création mondiale, Le chant du Marais de la compositrice Suzanne Giraud. En 1944, il est transféré à Sachsenhausen puis Neuengamme et sera l’un des rares rescapés de l’évacuation sur le bateau-prison Cap Arcona. Untersuchungen zur Folkbewegung in der Bundesrepublik Deutschland, Essen, Die Blaue Eule, 1995. Le Chant des Marais, adaptation francophone d'un chant de prisonniers déportés en 1933. Morgens ziehen die Kolonnen La Chanson des Marais (Deportes) Loin, vers l'infini s'étendent Les grands près marécageux. Il purge sa peine de 1934 à 1944 dans divers pénitenciers. À partir de 1923 il était acteur à Hambourg, Wiesbaden et Düsseldorf. Ouvert dès le début de la répression politique en 1933, il fait office de camp de travail et est rattaché au camp principal de … Dans ce camp morne et sauvage Les SA, puis SS qui reprirent la gestion du camp, exigeaient des prisonniers qu’ils chantent pour se rendre au travail. C’est vraisemblablement pour échapper aux persécution qu’il publiera des poèmes patriotiques. Au sein des divers bataillons des Brigades Internationales, le chant connaît dès lors de nombreuses traductions. Elle est devenue un emblème du Mouvement de libération des femmes (MLF) et plus généralement des luttes féministes francophones. Les baraques sont alors fouillées par les SS qui ne découvrent dans un premier temps aucune des cachettes. Du bist wieder mein! Il se met ensuite en quête d’un compositeur susceptible de mettre le poème en musique. Dans cette version, les deux dernières notes des refrains sont répétées pour ajouter un écho emphatique aux verbes « piocher » et « aimer ». Après la guerre mondiale, il reprend son activité syndicale en Allemagne de l’ouest mais rompt avec le Parti communiste. Ses auteurs, trois déportés communistes, l’apprirent à d’autres internés qui l’interprétèrent un jour devant les quelques 1000 prisonniers du camp, qui en reprirent le refrain… Le chant fut immédiatement interdit. Le chant semble tout désigné pour devenir l’hymne du camp (Lagerlied), mais il est finalement interdit par la Kommandantur. Au milieu de ce public hétéroclite, un clown circule pour vendre de la « glace des marais » – il s’agit en fait de grosses portions de tourbe. Les détenus du camp étaient pour la plupart des communistes, détenus à la suite des lois spéciales promulguées le lendemain de l’incendie du Reichstag. Le parcours du Börgermoorlied à travers l’Europe, et jusqu’aux États-Unis, a cela d’unique que le chant connaîtra une double-circulation quasi-simultanée – à l’intérieur du système concentrationnaire d’une part, et dans les pays où se sont exilés des réfugiés politiques allemands de l’autre – sous deux versions musicales distinctes. Le travail, éreintant, consistait à assécher les marais voisins. Au programme : des gymnastes, deux clowns, des jongleurs de massue, un comique, les Moor’ Girls – cinq prisonniers travestis –, des lutteurs, des acrobates, un combat de boxe humoristique, un numéro avec une cigogne faite d’un balai et d’un drap, qui répond aux questions du public par des hochements de tête, ainsi que deux « soldats du marais » parodiant l’obligation continuelle pour les détenus de se compter ou de chanter en toute occasion. L’euphorie de ces deux heures de semblant de retour à une réalité oubliée prend fin avec la restitution du tabac non consommé. Le camp de Börgermoor, officiellement l’Emslandlager, était un camp de concentration nazi situé dans le Pays de l’Ems en Basse-Saxe. Plusieurs milliers de déportés mourront noyés, Goguel est un des survivants. Eichen stehn kahl und krumm. Playlist. Outre sa mélodie facile à mémoriser, le chant séduit par son texte fédérateur. Écoutez aussi cette interprétation, par les Choraleuses, en 2010. Nombre d’adolescents le découvrent dans la version anglaise The Peat Bog Soldiers interprétée par le chanteur folk Pete Seeger à la Schaubühne de Berlin-Ouest en 1967. Mais un jour dans notre vieLe printemps refleuriraLiberté, liberté chérie (ou Libre alors, ô ma patrie)Je dirai : tu es à moi, Dernier refrain :Ô Terre enfin libreOù nous pourrons revivreAimer, aimer, ORT House Auf und nieder geh´n die Posten, Devant cette « humeur de fête », Langhoff et certains détenus réfléchissent dès lors à la possibilité d’organiser des activités sportives ou artistiques tous les dimanches pour consolider le lien entre détenus et conserver une dignité humaine indispensable à leur survie. Hier in dieser öden Heide Ernst Busch lui-même réalisera trois enregistrements de cette chanson, toujours en allemand. Ce spectacle, qui dure près de trois heures, bénéficie d’un dispositif d’envergure. Il figure depuis dans de nombreux carnets de chants scouts . Le rythme est certes celui d’une marche, mais le mode mineur vise à traduire la fatigue des détenus contraints à la discipline militaire. United Kingdom. César Geoffray, À Cœur Joie, vol. A) Ecouter le chant sur You tube. fr. Il figure dans de de nombreux « recueils de chants des camps » (Lagerliederbücher) de l’époque, particulièrement à Sachsenhausen. Où nous devons sans cesse Le Börgermoorlied, Moorsoldatenlied ou Lied der Moorsoldaten, plus connu en France comme Le Chant des Marais, est né sous le Troisieme Reich dans le camp de Börgermoor, durant l’été 1933.Au moment où naît le chant, le camp est encore partiellement en construction et les détenus sont des opposants politiques ou religieux allemands sous la surveillance de recrues SS. Pas un seul oiseau ne chante Sur les arbres secs et creux. Tandis que Langhoff supervise la préparation du spectacle de cirque, Goguel se charge de l’apprentissage du chant. Créé par des détenus communistes dans l’un des premiers camps nazis, ce chant constitue un exemple unique de double-circulation européenne et même internationale en temps de guerre. Votre score est de / = % Il bat ou égale % des personnes testées aussi eu 100%. Quelques jours après la « Nuit des longues lattes », Johann Esser avait remis à Langhoff un poème en six strophes dénonçant les conditions de vie des détenus et exprimant l’espoir d’une libération future. En 1949, il est candidat à l’élection du Bundestag pour le KPD, en 1952 il travaille à Berlin-est à l’Institut allemand pour l’Histoire contemporaine puis à l’Université Humboldt. Wir sind die Moorsoldaten und ziehen mit dem Spaten ins Moor! La vie musicale dans les camps de concentration et camps de la mort. Il meurt en 1971 à Moers. A l'origine, il s'agit d'un chant de la guerre de sécession, qui a été repris et popularisé durant la guerre des Boers, repris par les Afrikaners. Les paroles sont interprétées sur l’air du Chant des marais. Unpolitscher Tatsachenbericht. Langhoff lance un appel à volontaires à l’intérieur du camp et reçoit de nombreuses propositions : acrobates, jongleurs, gymnastes, boxeurs, comiques, musiciens, chanteurs, ou encore imitateurs de cris d’animaux. Langhoff en tire un refrain et retravaille certaines tournures afin d’éviter toute censure par les autorités du camp. Le ténor américain Paul Robeson, brigadiste et militant du mouvement pour les droits civiques, le popularise aux États-Unis sous le titre Song of the Peat Bog Soldiers. Goguel était à bord du bateau-prison Cap Arcona coulé par l’aviation britannique. La version de Goguel est entonnée essentiellement lors de réunions d’anciens déportés, tandis que celle d’Eisler circule de bouche à oreille au sein de certains mouvements de jeunesse. Cette même année, de passage à Londres, le compositeur Hanns Eisler et le chanteur Ernst Busch rencontrent un Allemand de Börgermoor qui leur transmet les paroles et leur chante la mélodie avec quelques approximations. Le chant est donc abondamment repris en Allemagne de l’Est, le plus souvent dans la version d’Eisler. Les paroles de cette chanson ont été écrites par Johann Esser et Wolfgang Langhoff, la mélodie a été composée par Rudi Goguel. Intitulé « Das Lied der Moorsoldaten » (traduit en français sous le titre de « chant des Marais »), il traduit la plainte des antifascistes et des juifs, premiers internés dans ces camps. Une version illustrée réalisée à Börgermoor est reproduite en fac-simile dans le journal pragois Arbeiter-Illustrierte-Zeitung dès le 8 mars 1935 et la chanson est diffusée a capella sur les ondes de Radio Prague. Des interludes musicaux sont joués par un un accordéon diatonique, des violons de fortune fabriqués par les détenus et un Teufelsgeige, ensemble de petites assiettes et boîtes de conserve clouées sur un manche de bois. Il est licencié en 1932 à cause de son engagement politique. Un tel moment est propice à l’établissement de lien social, comme en témoigne le comédien Wolfgang Langhoff : Au cours de cette après-midi de dimanche nous nouâmes entre nous des liens d’amitié plus solides. Doch für uns gibt es kein Klagen,ewig kann’s nicht Winter sein.Einmal werden froh wir sagen:Heimat, du bist wieder mein. Sous la schlague des nazis, trad. Puis après la Première Guerre mondiale il trouva des emplois de figurant au théâtre de Königsberg où il eut rapidement des petits rôles. Une partie des détenus est donc libérée après avoir purgé une peine allant de quelques semaines à plusieurs mois. Mais les détenus n’en restituent qu’une portion infime. Téléchargez la partition gratuite de la chanson Le chant des marais , chant de guerre aussi connu sous le nom le chant des déportés avec accords de guitare Chanson traditionnelle. Le chant des marais. Une de ses accointances politiques Rudi Goguel, représentant de commerce et bon musicien amateur âgé de vingt-cinq ans, se propose d’en réaliser une version à quatre voix, pour peu qu’il trouve du temps. Fietje Ausländer, Susanne Brandt et Guido Fackler (éd. Employé dans le service publicité d’un fabricant de machines de Düsseldorf, il entre au parti communiste et à l’opposition syndicale révolutionnaire en 1930. B) Contexte historique. La première exécution publique de la version d’Eisler a lieu le 9 juin 1935 à Strasbourg : Busch la chante lors du concert d’ouverture de la première « Olympiade ouvrière européenne de musique et de chant », dont la coordination artistique a été confiée à Eisler. Hanns Eisler, « Bericht über die Entstehung eines Arbeiterliedes », Schriften und Dokumente, vol. keiner, keiner kann hindurch, Pas un seul oiseau ne chante Vingt prisonniers sont désignés pour placer les spectateurs ; pour l’occasion, on a cousu sur leurs uniformes de longues rangées de boutons brillants. Progressivement, une véritable émulation se met en place, qui conduit les commandants de chaque camp à se doter d’un chant propre, à l’exemple de Sachsenhausen (1937) ou Buchenwald (1938). Le 27 septembre 1934, il est arrêté pour la deuxième fois et condamné à dix ans de prison pour haute trahison. Une traduction anglaise figure dès 1937 dans le recueil Songs of the people édité à New York par Workers Library Publishers, sans mention du nom du traducteur. doch zur Heimat steht der Sinn. Piocher, piocher. Liberté, liberté chérie Piocher, piocher. Le Chant des Marais pour accompagner le cercueil de Simone Veil, écrit par des déportés allemands en 1933 La France rend un hommage national aux Invalides à l'ancienne ministre. hinter Stacheldraht verstaut. Numéro final du Zirkus Konzentrazani, la chanson remporte un grand succès auprès des détenus. Il est accompagné par un chœur d’hommes bouche fermée, tandis que le refrain est chanté collectivement. Nous autres, qui ne menions plus une vie d’hommes, nous avions osé, pendant quelques heures, décider nous-mêmes de nos actes, sans avoir à obéir à des ordres ou à des instructions, exactement comme si nous avions été nos propres maîtres et si le camp de concentration n’avait jamais existé. Auf und nieder gehn die Posten,keiner, keiner kann hindurch.Flucht wird nur das Leben kosten,vierfach ist umzäunt die Burg. Nous nous sommes tous interrogés sur l'origine du texte un peu sombre mais fort, de ce chant. Membre du parti communiste, acteur dans une compagnie de théâtre militant, il est arrêté par la Gestapo le 28 février 1933 et déporté en juillet à Börgermoor. Le tabac qui avait été saisi à cette occasion leur est restitué pour deux heures seulement, à l’issue desquelles ils devront retourner ce qui n’a pas été fumé.